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Quand la gauche a chanté tout l’été et qu’elle croise le renard.
Toute ressemblance avec des faits récents ou des discours de campagne serait fortuite.

La gauche ayant bataillé
Des années
Se trouva fort dépourvue

Quand au pouvoir fut parvenue

Pas une seule de ses mesures

Ne résistait aux taux d’usure.

Quand la troïka la menaça

Elle montra ses gros bras
« Je suis un grand pays,
La France, mes amis ! »

Elle alla crier famine
Chez l’Espagne sa voisine,
La priant de l’appuyer
Pour le bras de fer gagner.
« Ils vont payer », lui dit-elle,
« Avant l’août, foi de cigale ;
Intérêt et principal. »

La troïka n’est pas aideuse
C’est là son moindre défaut.
Elle exigea des réformes
Qui ne mettaient pas l’économie en forme
La gauche était perdue
Pour ainsi dire même sur le cul.

« Dois-je aller jusqu’au plan B ?
Et de l’EU me retirer ?
Nuit et jour, à tout venant,
Je le chantais, ne vous déplaise. »
« Vous le chantiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! appliquez maintenant. »

La gauche française, telle l’Alexis hellène,

Se vit bien en déveine,

Car en matière de plan B

Elle n’avait rien anticipé

C’est là qu’honteuse et confuse,

Elle jura, mais un peu tard, qu’elle travaillerait plus…

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